Derniers Commentaires

Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 17:23

Pourquoi cette frénésie excessive de consommation ?

Les gens d'Azeffoun sont saisis d'une frénésie de consommation impressionnante pendant la saison estivale. Le volume des dépenses en été dépasse de trop celui des autres saisons, c'est que les petits délices de l'été sont incontournables. Un budget énorme est investi dans l'alimentation et les moyens de loisirs.

C'est la saison de la consommation par excellence ! Les promenades familiales sur la côte, les sorties avec les copains, les soirées aux hôtels ou dans les fêtes de mariage, tout cela se paie. Mais ce qui est paradoxal, c'est que l'Azeffounéen consomme, tout en rouspétant sur la cherté de la vie et l'on se demande souvent si l'Azeffounéen consomme plus qu'il n'en gagne ! N'est-ce pas là un épuisement du budget du ménage ?

En fait, la saison estivale pousse les gens, avides de fraîcheur, de détente et de distraction, en dehors de leurs foyers pour aller se ragaillardir et profiter du grand air, chacun selon sa bourse, au bord de la mer, dans un hôtel, dans un restaurant ou sur une terrasse d'un café. Où qu'il soit, l'Azeffounéen est enclin à dépenser : de la cornée de glace au sandwich, de la boisson fraîche au repas bien garni. L'organisation d'une sortie nocturne avec les copains pour aller danser et se marrer est également l'occasion de dépenses énormes. Une soirée dans un hôtel, en cas d'un bon spectacle,  peut coûter assez cher pour une famille de cinq ou six personnes. Un père de famille, au revenu modeste, qui fait promener ses petits enfants sur le boulevard "front de mer" pourrait dépenser facilement 1000 dinars, rien que dans l'achat des glaces. Un autre parent nous a affirmé qu'il dépense en été deux-tiers de plus que dans le reste de l'année, non seulement à cause des enfants qui ont besoin de se régaler, mais surtout des autres dépenses occasionnées par les mariages et les visites inopinées de certains proches surtout quand on a la chance (ou la malchance !) d'habiter sur la côte !

Fiançailles, mariages, circoncisions, ...

En effet, l'été chez nous est synonyme de fêtes de tous genres (fiançailles, mariages, circoncisions, anniversaires...). C'est peut-être là qu'il faut payer le plus ! C'est que les gens sont trop complaisants pour pouvoir décliner une invitation à une fête familiale et pour certains il est inconcevable de ne pas assister aux cérémonies familiales, la tradition veut qu'on partage les joies des siens ! La plupart des familles, pour donner le bon exemple ou pour se faire mieux distinguer parmi les autres invités, se lancent dans des dépenses exorbitantes lors de ces cérémonies, à commencer par l'achat ou la location de la robe-soirée en passant par la coiffure et le maquillage et les autres accessoires dignes de la fête, sans oublier le cadeau qu'il faut offrir à la mariée ou à l'enfant circoncis !

Un autre domaine où l'Azeffounéen investit plus que d'habitude, c'est la voiture. A cause des multiples déplacements effectués en ville ou sur autoroute et avec la hausse vertigineuse du prix du carburant, un grand budget est destiné à la circulation. Même en vacances, personne ne daigne abandonner sa voiture pour marcher à pieds ! Toutes les courses sont faites par voiture, même pour aller chez l'épicier du quartier qui se trouve à 100 ou à 200 mètres de chez soi ! User de la voiture pour effectuer ses courts trajets, n'est-ce pas là un gaspillage d'énergie et d'argent, quand bien même la marche ne coûterait rien !

Les grandes dépenses

Enfin, le couffin est à l'origine des grandes dépenses des gens d'Azeffoun en été. Seules les ménagères sont capables de parler de la flambée des prix dans le marché des fruits et des légumes ! Pour les poissons ? N'en parlons pas !  Il faut voir les prix affichés sur les daurades, les loups ou les mérous pour avoir une idée !

Bref, il paraît que les dépenses des Azeffounéens en été ne dépendent pas de leurs revenus respectifs, mais tout simplement de leurs besoins surtout alimentaires qu'ils doivent satisfaire coûte que coûte ! A voir cette affluence sur les restaurants et sur les biens de consommation en général, il y a lieu de penser qu'en été, l'Azeffounéen, quelle que soit sa couche sociale, investit beaucoup plus que d'habitude dans la bouffe, à tel point que « vivre pour manger » devient la devise préférée de certains qui consomment sans retenue tout en disant : « Oh ! C'est trop cher ! » Et dès qu'ils sont rassasiés, ils rotent et disent « Hamdoullah ! ». D'ailleurs, l'adage populaire qui dit « vivre un jour comme un coq vaut mieux que cent jours comme une poule » illustre bien le comportement en matière de consommation de la majorité des gens d'Azeffoun pendant la saison estivale et peut-être pour toute l'année !

Yacine SEDDIK

Par yacine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 08:25

Azeffoun, ville touristique connaît une animation particulière durant l'été. Elle est prise d'assaut par des milliers d'estivants venus nombreux de tous les coins du pays et même de l'étranger pour s'amuser et se défouler.

 

Chaque jour,  la ville connaît un trafic dense et pour cause, la population de la ville double voire quadruple, surtout les week-ends, avec l'arrivée des touristes des villages de la wilaya de Tizi-Ouzou.

 

Un bouchon gigantesque longe ses différentes ruelles. L'effet d'entonnoir commence à se dessiner  aux cités avoisinantes mais cela n'a rien d'étonnant pour une ville qui grouille d'activités commerciales. La fièvre motorisée des trois mois de vacances convergeant vers le boulevard "front de mer", l'embouteillage, la saturation  et la difficulté de stationner sont autant des problèmes dont souffre Azeffoun le jour. Dans un espace relativement restreint et surpeuplé, l'automobiliste a beau se conforter à son code de la route. Il ne sait plus où trouver un espace de stationnement. La concentration des centres de loisirs : commerces, cafétérias, restaurants, grandes surfaces, hôtels à n'en point douter entraîne chaque jour des problèmes de circulation. Le week-end, la population quadruple et il est difficile de gérer cette marée humaine.

 

Le boulevard YACEF Omar bat le record avec des embouteillages monstres aux heures de pointe et surtout au moment de retour. «Du jamais vu, nous dit Salim un commerçant d'Azeffoun. La circulation bat son record surtout du côté de la daïra. Elle se fait dans un espace très réduit et cela engendre des embouteillages monstres. Personnellement je préfère faire mes commissions à pied car en voiture, on risque de perdre beaucoup de temps ». Amirouche, résidant d'Azeffoun est très nerveux « Azeffoun affirme-t-il, est noir de monde chaque après-midi. La circulation se fait au ralenti car ce qui gène les usagers des quatre roues, c'est le stationnement anarchique. Le boulevard ne peut pas supporter le stationnement des voitures à droite et à gauche. C'est intolérable. On ne peut plus circuler».

 

Azeffoun étouffe et présente des symptômes sérieux. Les élus locaux ont élaboré un plan de circulation qui, malgré son efficacité, n'a pas pu sauver Azeffoun de la saturation. Un nouveau plan de circulation est nécessaire pour rendre la circulation plus fluide. Le futur plan de circulation doit être inscrit dans un véritable projet de ville intégrant les modes de déplacement, la circulation automobile, les transports collectifs, le stationnement et l'état de la voirie. La première recommandation c'est de soulager le front de mer du trafic de transit. Cela suppose que l'on puisse faire le tour du centre ville et accéder aux quartiers grâce à des boucles de circulation desservant tout en observant le trafic de transit. Pour ce faire, des aménagements sont nécessaires : ronds points aux carrefours, adaptations des rues secondaires et nouveaux tracés de routes.

 

La réalisation de cet objectif passe par le traitement des points de conflit et des goulots d'étranglements comme l'avenue YACEF Omar. Azeffoun a besoin d'une bouffée d'oxygène qui ne pourrait s'obtenir qu'avec un nouveau plan de circulation. Cela exige certes de nouveaux aménagements mais tout simplement de l'imagination.

 

Yacine SEDDIK

Par yacine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 15:52

infra2-copie-1.jpg

La ruée vers la plage

 

La ville d'Azeffoun vit une animation particulière durant la saison estivale. L'été sera chaud et les vacanciers commencent à prendre d'assaut chaque jour ces belles plages  du cap Aït-R'houna à Sidi-Khlifa pour se ressourcer, se décrasser et s'oxygéner les poumons. On est loin du bétonnage de la côte algéroise où les belles plages se rétrécissent et connaissent un déferlement difficile à gérer.

 

La  ruée vers les plages d'Azeffoun, les caroubiers et la plage centre, prend de plus en plus de l'ampleur en cette période estivale. Jeunes et adultes assoiffés d'amusement et de divertissement choisissent ces moments pour se rafraîchir  et passer des journées à la plage. D'Aït-R'houna à Sidi-Khlifa, la côte est parsemée de baigneurs déjà qui profitent du beau temps pour se bronzer et se baigner. Des moments d'évasion voire de dépaysement dans un cadre agréable.

 

Azeffoun,   ville calme en hiver, presque endormie entre ses deux caps mythiques se réveille l'été. En un week-end, la ville connaît un afflux massif des estivants. Sa population double, parfois même elle triple. «On vient à Azeffoun pour son ambiance et ses beaux plages nous affirme Mourad, un estivant d'Alger qui loue chaque été une maison pour passer deux mois de vacances, histoire dit-il de se déstresser  loin du vacarme et du bruit de la capitale.»

 

La région Ivehriyene, renommée par ses poissons bleus, Azeffoun est réputé aussi par son marché, ses cafés et ses restaurants qui longent le boulevard "front de mer" et surtout son port de pêche pris d'assaut par tous les estivants. Les plages sablées si propres aux vacances attirent des milliers d'estivants. « On choisit Azeffoun,  pour son beau rivage. La  vie n'est pas chère et on trouve notre compte puisque la mer n'est pas loin de notre lieu de résidence. On vient pour s'amuser, échanger des mots et des idées et oublier nos soucis. Mes enfants ne s'ennuient pas. Ils sont avec leurs amis. Personnellement, je suis satisfait de l'ambiance et surtout de la sécurité. On est loin des nuisances sonores de la capitale» note Ahmed, père de famille venant d'Alger.

 

Yacine SEDDIK

Par yacine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 11:01

La salle des fêtes d'Azeffoun rouvre ses portes

 

Après plusieurs mois de travaux de rénovation et de réfection, dont le coût a atteint 5 millions de dinars, la salle des fêtes, située au centre ville d'Azeffoun, est prête à accueillir les festivités célébrant la Journée mondiale de l'enfance, qu'organise l’association culturelle «Rusazus», de la commune d’Azeffoun (65 km au nord-est de Tizi Ouzou).

 

L'édifice a été bâti quelques années avant l'indépendance de l'Algérie. Sa restauration a été inscrite dans le cadre d'un plan d'aménagement de la ville d'Azeffoun. En 2000, la mairie restructure le rez-de-chaussée pour y installer le marché des fruits et légumes. La réhabilitation opérée, en particulier de la salle des fêtes vient compléter cette restructuration. Si l'espace a été modernisé, en y introduisant des équipements de projection et de sonorisation de dernières technologies, il demeure que l'architecture de l'établissement a été préservée par les entreprises auxquelles le chantier de rénovation avait été confié. Les usagers de la salle des fêtes d'Azeffoun disposent maintenant de sanitaires complètement refaits et d'une cafétéria. La climatisation, l'éclairage et les sièges ont subi aussi un lifting afin de permettre une meilleure utilisation de la salle par les nombreuses associations culturelles qui activent dans cette ville côtière connue pour sa forte animation, notamment durant la saison estivale.

 

Enfin, l’accessibilité des personnes à mobilité réduite a été assurée avec notamment un accès facile et des sanitaires adaptés. « Cela fait longtemps que notre commune avait besoin d’un lieu de ce genre. Bien sûr, il y avait la grande salle du centre culturel Tahar DJAOUT, mais nous étions arrivés à saturation dans son utilisation. Il était donc urgent de créer un nouvel espace. C’est une chose faite aujourd’hui» Nous dira M. OUALI Hacène, Maire d’Azeffoun. Ainsi, la célébration de la journée mondiale de l'enfance, qui coïncide avec le 1 juin, a été choisie comme une occasion d'inaugurer la salle des fêtes avec son nouveau look. Et pendant deux jours (le 4 et 5 juin), les enfants de la région ont été gâtés par les organisateurs de l'évènement. Une projection vidéo, spéciale enfant, une pièce théâtrale, intitulée Soundous fille de Sultan, présentée par l'association culturelle "El Ferdja" de Draa Ben Khedda ont eu lieu dans cette salle au lendemain de sa réouverture au public.

Yacine SEDDIK

 

Par yacine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 14:05
drapeau_flag-copie-2.jpg
Par yacine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 17:43
1229546054.gif
Par yacine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 11:07

Il y a 16 ans, Tahar Djaout nous a quittés

 

A la mémoire de l'écrivain, poète et jounaliste Tahar Djaout

  Les journalistes algériens se souviennent aujourd'hui que l'un des leurs a été assassiné par les obscurantistes pour son engagement. Sa mort lui a ouvert grandes les portes de la légende. L'attentat a eu lieu le 26 mai 1993 et la mort l'a emporté 8 jours après, soit le 2 juin 1993.

 

Au moment où l'Algérie subit les affres d'un terrorisme aveugle, accentué par son isolement sur la scène internationale, des hommes et des femmes ont mobilisé toutes leurs énergies physiques et intellectuelles pour défendre une nation menacée par une secte qui ne savait déjà quel projet prôner. Dans leur zèle, les terroristes ciblaient tous ceux qui ne partageaient pas l'idée de l'instauration d'une nation au sein de laquelle ne se reconnaissent que les barbus bannissant toute forme de modernité et de démocratie en visant une cauchmardisation sans limite de la religion. Ainsi, intellectuels, écrivains, journalistes ont payé chèrement la folie de ces criminels assoiffés du sang de ceux qui réclamaient avec acharnement des idéaux démocratiques et républicains. Dans ce climat, il était question de choisir entre verbe qui tracera le chemin du trépas et le silence qui emmerde la vie à bien de conscience. Tahar Djaout a choisi le camp de la famille qui avance en usant d'un verbe pas forcément acerbe mais dans la plupart des cas tranchants. Il fait partie de l'élite qui a défendu au prix de leur vie une république démocratique où s'entrechoquent toutes les idées progressistes loin de toute idéologie fanatique. Poète, écrivain et journaliste, Djaout s'est investi au service d'une Algérie prospère.

  Une production prolifique

  La vie de Tahar Djaout était une succession d'évènements. Né quelques mois avant le déclenchement de la guerre de libération nationale du 1er novembre, soit le 11 janvier 1954 à Oulkhou près d'Azeffoun en Kabylie, Tahar Djaout était comme destiné pour accomplir une vie riche en production littéraire et intellectuelle. Il a pu n'être que mathématicien du fait qu'il était licencié en mathématiques de l'université d'Alger (1974). Mais son destin en a voulu autrement. Tahar ne s'en contentait guère et obtint un DEA en sciences de l'information et de la communication de l'université de Paris II. En 1970 déjà, à l'âge de 16 ans, avant même d'achever ses études secondaires, sa nouvelle "les insoumis" reçoit une mention au concours littéraire "zone des tempêtes". Tahar Djaout écrit ses premières critiques pour le quotidien gouvernemental El Moudjahid, collabore régulièrement en 1976 et 1977 au supplément El Moudjahid culturel puis, quand il était libéré en 1979 de ses obligations militaires, reprend ses chroniques dans El Moudjahid. De 1980 à 1984, il était responsable de la rubrique culturelle de l'hebdomadaire Algérie Actualité où il publie de nombreux articles sur les peintres, les sculpteurs et sur les écrivains algériens de langues françaises.

Les évènements nationaux et internationaux des années qui ont suivi 1985 n'ont pas laissé l'auteur des vigiles indifférent. Au contraire, ces évènements l'ont amené à s'investir dans les chroniques politiques. Après l'ouverture démocratique de 1989, Tahar quitte Algérie Actualité en 1992 pour fonder avec Arezki Metref et Abdelkrim Djaâd, son propre hebdomadaire Ruptures. Le premier numéro paraît le 16 janvier 1993. La période noire qu'a connue l'Algérie depuis le début de 1991 était vécue telle une malédiction par l'élite qui enregistre chaque jour un surplus de victime dans ses rangs. Tahar semble déjà en connaître un bout. Il faisait sienne la citation selon laquelle "vous pouvez échapper à la critique en ne disant rien, en ne faisant rien et en n'étant rien". La critique dans ce contexte, ce sont les balles assassines des faucheurs de volontés acquises pour la prospérité de la nation. Le père de Kenza l'a bien assumée cette critique. "Le silence c'est la mort, si tu parles, tu meurs, si tu te tais, tu meurs. Alors, parles et meurs". Tahar, lui, a parlé tout haut. "De ma bouche, grotte obscure. Depuis longtemps sans vie. Coulera la parole porteuse de l'espoir", disait-il  dans l'un de ses poèmes. Le 26 mai 1993 à Baïnem, dans la banlieue ouest d'Alger, des obscurantistes lui ont fauché la vie à l'âge de 39 ans. L'auteur de l'exproprié a reçu deux balles dans la tête et après un coma de six jours, il a rendu l'âme le 2 juin et a ouvert ainsi la longue liste de journalistes, écrivains et intellectuels liquidés par la barbarie terroriste. Tahar est enterré dans son village natal.

  Une mort mystérieuse

  L'assassinat de Tahar Djaout demeure à ce jour un mystère. Au lendemain de son enterrement, un "comité vérité Tahar Djaout" pour revendiquer la vérité sur son assassinat, est né. Le 8 juin, le Professeur Boussebsi, membre du comité, était assassiné de plusieurs coups de couteau. A leurs tours, les membres du comité font l'objet de toutes les intimidations et les menaces. Rachid Mimouni  poussé à l'exil alors que Omar Belhouchet échappe à un attentat. Ultime cavalcade, Saïd Mekbel, coordinateur du comité, était abattu en plein jour dans un restaurant à Alger. Terminons avec cet hommage au chanteur de l'amazighité Matoub Lounes qu'il a rendu à toutes les victimes des "égarés".

"Même si la dépouille s'étiole, l'idée ne meurt pas, même s'ils ont fauché tant d'étoiles, le ciel n'en sera jamais dépouillé".

   Yacine SEDDIK          

Par yacine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 11:06
16e anniversaire de l’assassinat deTahar Djaout
Chercheur de lumière et messager d’avenir

En la personne de Djaout, qui a succombé le 2 juin 1993 à l’attentat qui l’a ciblé à Baïnem le 26 mai, c’est une partie de l’Algérie démocrate et éclairée qui était ciblée. La même Algérie démocratique et sociale qui s’apprêtait à prendre son destin en main après sept années d’une guerre cruelle était visée par l’assassinat le 15 mars 1962 de Mouloud Feraoun. Trente et un ans après, même si les auteurs ont changé, l’entreprise macabre qui consiste à éliminer les porteurs de lumière est restée la même.

Djaout explique dans un entretien comment il conçoit ses personnages, leurs dimensions et leur épaisseur psychologique : "Je crois que l’univers mental de mes romans possède une sorte de noyau : un enfant regarde une rivière et rêve de changer le monde. Pour moi, écrivain, l’enfant n’est pas seulement l’âge de l’homme, c’est aussi l’âge du monde. Tout en homme en général, tout artiste en particulier, possède en son enfance un trésor d’émotions et de souvenirs. Je trouve que l’enfance est l’âge où l’homme fait le moins de concessions. C’est l’âge non seulement où il est plus beau, plus agile, plus intelligent, mais celui où il est le plus courageux. L’enfant, en un mot, est beaucoup plus sérieux que l’adulte (…) Il est évident que la blessure de la fin de l’enfance est une blessure que je porterai toujours béante en moi". (El Watan du 11 avril 1991).

 

Je revois encore Tahar Djaout assis entre Ben Mohamed et Mouloud Mammeri dans une conférence sur Si Muh U M’hand le 25 décembre 1988 organisée dans la salle de cinéma de Aïn El Hammam (ex-Michelet). Djaout ne pouvant se départir de son réflexe de matheux dénicha une petite ‘’anomalie’’ dans la date présumée de la naissance du plus grande poète kabyle. Mais, timide et réservé qu’il était- malgré le bon sourire qu’il arbora-, il chuchota discrètement cette observation à l’oreille gauche de Ben Mohamed. C’est ce dernier qui formula publiquement l’interrogation de Djaout. Mammeri répondra en relativisant la connaissance que nous avons de la date exacte de la naissance de Si Muhand.

Le combat de l’écrivain et journaliste Tahar Djaout était celui dans lequel se reconnaissaient tous les militants des libertés démocratiques, des droits de l’homme, du progrès et de la science. Et c’étaient ces idéaux et ces choix justement qui étaient combattus par le feu et le sabre par une secte d’illuminés, un monstre sorti du ventre  d’une république rentière nourrie par l’idéologie arabo-islamiste, version algérienne du jdanovisme.

Avant qu’ils fussent des cibles privilégiées des islamistes, les esprits et les plumes  de la trempe de Tahar Djaout étaient soit marginalisés, soit désignés déjà à la vindicte publique par les tenants de la pensée unique. Et c’est presque ‘’naturellement’’ que  la secte des mutants acheva la besogne par le passage à l’acte.

Des noms prestigieux de la culture, des arts et de la science étaient éliminés presque chaque semaine en ces journées noires des années 1993- 94- 95. Boucebsi, quelques jours après Djaout, Belkhenchir, Liabès,  Chergou, Boukhobza, Smaïl Yefsah, Mokbel, et la liste est malheureusement trop longue. Au moment où des têtes tombaient presque quotidiennement, un journal de l’époque que l’on ne peut accuser de cynisme titrait en grande manchette en plein milieu de la vague assassine : ‘’à qui le tour ?’’.

Chaque semaine, un nom nouveau s’ajoutait au martyrologe. A tous, il est reproché la libre pensée, la franchise, l’honnêteté et l’engagement dans la société. Fallait-il se taire ou continuer à parler, à écrire et à se battre pour faire valoir la raison, l’intelligence et la vie ? Djaout n’y va pas par quatre chemins pour nous appeler à mourir dans la dignité : "Si tu parles, tu meurs ; si tu te tais, tu meurs. Alors, parle et meurs !". Cette citation deviendra une devise que même les taggueurs de Kabylie reproduiront sur les murs lors des journées sanglantes de la révolte citoyenne en 2001. Elle rappelle la strophe d’Aït Menguellet par laquelle il clôt la chanson ‘’Aâttar’’ composée sous le règne de la dictature de la fin des années 1970 :

 

La parole, personne ne peut la tuer

Mais, l’homme est bien mortel

Quand la parole vient à exploser

La génération qui la cherche la trouvera

Mieux vaut sans doute parler

Dis-le [mot] avant qu’il ne soit trop tard.

 

La parole ne peut être qu’engagée

 

C’est que, en Kabylie et pour les artistes, hommes de lettres et autres esprits happés par les muses, il ne peut y avoir de parole qu’engagée. Les épreuves que la vie rude des montagnes et le régime tyrannique des princes ont fait subir aux habitants de la Kabylie ne pouvaient pas accoucher d’une terne prose ou d’un creux discours. C’est l’âme d’un peuple entier qui s’exprime et qui hèle les grands airs.

En fondant six mois auparavant l’hebdomadaire Ruptures avec d’autres amis (Arezki Metref, Abdelkrim Djaâd), Djaout avait clairement désigné et assumé son camp, celui de la démocratie, de la République et de la modernité. Quant au choix lui-même, il procède d’un parcours naturel d’un poète et romancier  talentueux doublé d’un journaliste compétent. Pour lui, le choix de la liberté et de l’expression sans tutelle commence avec  Le Solstice barbelé (1975) et se poursuit jusqu’à Le Dernier été de la raison qu’il avait laissé en manuscrit avant sa disparition prématurée.

Au lendemain de la mort de Djaout, un autre écrivain, Rachid Mimouni, qui mourra quelques années plus tard dans son exil de Tanger, écrira, avec la rage au cœur, dans le journal Le Monde du 13 juin 1993 : "Tuez-les tous et qu’Allah n’en reconnaisse aucun ! Telle semble être la devise des intégristes algériens. L’écrivain Tahar Djaout, âgé de trente-neuf ans, vient d’être victime de cette furie meurtrière. Pourquoi s’est-on attaqué à lui ? Il s’est toujours tenu à l’écart du champ politique et n’a jamais occupé un poste dans l’appareil de l’État (…) Les intellectuels constituent désormais leur cible privilégiée. Ils sont d’autant plus faciles à atteindre qu’ils habitent dans des quartiers populaires, fiefs intégristes, et ne bénéficient d’aucune protection. Ils ne savent plus pourquoi ils vont mourir. Les Intégristes leur promettent une balle dans la tête, et le chef du gouvernement les traite de ‘’laïco-assimilationnistes’’, ce qui est une forme d’incitation au meurtre".

Comme beaucoup d’artistes de renom, Djaout est issu de la Kabylie maritime. Il est né le 11 janvier 1954 à Oulkhou, dans la commune d’Aït Chafaâ. A quelques kilomètres de la mer, Oulkhou est entouré d’un chapelet d’autres bourgades aussi pittoresques les unes que les autres. Aït Ali Oulmahdi, Ighil Mahmed, Ichelatène et les célèbres Igoujdal qui sortirent de l’anonymat en 1994 en organisant, les premiers, la résistance contre les hordes terroristes à l’échelle du village. Le principe finira par faire tache d’huile un peu partout dans les villages de crête ou des vallons.

Djaout est parti  en pleine maturité, au moment où il pouvait donner plus et explorer d’autres voies de création. Il était parti aussi au début d’une libéralisation politique débridée qui a coltiné dans son sillage la force létale qui allait  tuer dans l’œuf la fameuse ouverture démocratique, les hommes de valeur à l’image de Djaout et les espoirs fous de millions de citoyens. Ahmed Radja, ingénieur agronome et poète à ses heures, originaire de Maâtka, écrivait à propos de Djaout dans son recueil intitulé Le poids des jours (2003) :

 

‘’Sil n’a pas survécu à ces balles assassines,

il aura en revanche dénudé l’hérésie.

Il aura mis le doigt sur le mal qui nous mine

Qui fait que l’ignorance assassine le génie’’.

 

"La patrie n’est pas de l’ordre de l’espace mais du temps. Pour moi, la patrie de l’homme est un peu son enfance", disait Djaout. "La lecture de ‘’L’Appel de la forêt’’ de Jacques London m’a donné, à l’âge de douze ans, l’envie de créer des êtres, des situations. Je voulais moi aussi ouvrir des portes sur l’aventure, à la fois pour moi-même et pour les autres. Je voulais être un créateur de l’imaginaire, un libérateur de l’imagination. Plus tard est venu le désir de faire passer à travers l’écriture, des idées, des soifs, des revendications diverses", ajoute-t-il dans un entretien à El Watan publié quelques mois après sa mort.

À propos de ses rapports avec la nature, Tahar Djaout dira : "J’aime effectivement beaucoup la nature, dans une sorte de panthéisme que certains trouvent très lyrique. Elle est omniprésente dans ce que j’écris, à travers ses planètes, ses oiseaux, ses insectes, tous ces éléments qui lui prêtent leurs chants, leurs mouvements, leurs amours, leurs couleurs. C’est peut-être chez moi la recherche d’un âge du monde qui pourrait coïncider avec l’enfance" (El Watan, 23 novembre 1993).

 

Passion et de conviction

 

Ayant fait ses études à Alger, Tahar Djaout est resté profondément imprégné du massif de Tigrine et des eaux cristallines de Sidi Khelifa. Ne s’étant pas contenté de sa licence en mathématiques, il alla en décrocher une autre en communication à l’Université de Paris II.

Il commencera sa carrière journalistique par l’inévitable El Moudjahid, puis rejoint l’équipe d’Algérie-Actualité, hebdomadaire du secteur public dont la qualité et la liberté de ton étaient surprenantes par rapport au reste des médias détenus par le pouvoir politique de l’époque. Nous attendions impatiemment, chaque jeudi, les écrits de Djaout, Abdelkrim Djaâd, Mohamed Balhi, Ahmed Ben Allam, Azeddine Mabrouki,…etc. Un véritable régal, une bouffée d’oxygène dans la morosité ambiante de la culture du parti unique qui n’arrivait pas à être en phase avec le bouillonnement de la jeunesse et les aspirations de la population.

Djaout était une plume distinguée, raffinée et diaphane. Nous nous retrouvions aisément dans ses articles. Qu’il traite de la culture ou de la société, et malgré les limites imposées par le système, il nous appris à lire entre les lignes, derrière les mots et au-dessous des mots. L’on se souvient encore de ses entretiens avec des auteurs connus ou moins connus, mais toujours appréciés et dégustés. A défaut de revues littéraires de l’envergure de la NRF ou d’Europe ou bien même de Promesses (revue littéraire algérienne des années 1960/70), Algérie-Actualité, dont il faudra un jour écrire l’histoire’’, jouait le rôle de tribune d’expression pour beaucoup d’intellectuels et universitaires (Mostefa Lacheraf, Ali El Kenz, Lotfi Meherzi,…). La 24e page, qui se continuait dans la 23e !, était souvent animée par Tahar Djaout. Amoureux des Arts et des Lettres, il a réalisé des entretiens historiques Adonis, Albert Cossery, Benhadouga, Alain Vircondelet, Jean Pierre Faye, Bernard Noël, Mouloud Mammeri,…

Rappelons-nous cette émouvante et testamentaire  Lettre à Dda Lmulud, écrite au lendemain de la disparition de Mammeri en février 1989. La lettre fut publiée dans ‘’Algérie-Actualité’’ du 9 mars et fut accompagnée d’une mémorable illustration signée par le peintre Tighilt Rachid originaire d’Agouni n’Teslent. Djaout y disait notamment : "Le soir où la télévision avait annoncé laconiquement et brutalement ta mort, je n’ai pu m’empêcher, en dépit de l’indicible émotion, de remarquer que c’était la deuxième fois qu’elle parlait de toi : la première fois pour t’insulter lorsque, en 1980, une campagne honteusement diffamatoire a été déclenchée contre toi, et la deuxième fois, neuf ans plus tard, pour nous annoncer ta disparition. La télévision de ton pays n’avait aucun document à nous montrer sur toi ; elle ne t’avait jamais filmé, elle ne t’avait jamais donné la parole, elle qui a pérennisé en des kilomètres de pellicules tant d’intellectuels approximatifs, tant de manieurs de plumes aux ordres du pouvoir".

Le parcours journalistique de Djaout ne pouvait plus continuer dans un organe étatique au moment où une “ouverture démocratique” s’opérait dans le pays juste après les événements d’octobre 1988. Une floraison de journaux allait voir le jour, et l’aventure intellectuelle allait se concrétiser en janvier 1993 lorsque Djaout fonda avec Abdelkrime Djaâd et Arezki Metref l’hebdomadaire Ruptures, un journal de haute facture intellectuelle et de franche ligne républicaine et démocratique. La ‘’vocation ‘’ hebdomadaire de la plume de Djaout y trouvera toute son expression. La typologie de la 24e page reproduit quelque peu celle d’ “Algérie-Actualité” en se faisant le miroir du journal par la présentation de grands entretiens avec les hommes de culture, les intellectuels et les animateurs du monde des arts.

Djaout a pu imprimer aux journaux dans lesquels il a travaillé l’empreinte culturelle, la sensualité artistique et littéraire et la touche intellectuelle, qualités rares dans les publications de l’époque et même dans celles d’aujourd’hui.

Le journalisme mène à tout à condition d’en sortir. Voici une maxime à laquelle le parcours de Djaout a fait une entorse. En effet, il a eu à mener de front l’écriture littéraire (roman, poésie, nouvelle) et l’écriture journalistique laquelle, il faut l’avouer, n’est pas dénuée d’une préoccupation esthétique hautement littéraire. Ce syncrétisme heureux a fait un peu la particularité de Djaout par rapport à ceux de sa génération tels que Rabah Belamri ou Rachid Mimouni.

 

Exil intérieur et dualité culturelle

 

Les premiers recueils poétiques de Djaout remontent aux années 1973-74. Solstice barbelé et L’arche à-vau-l’eau sont des poèmes de révolte, de contestation, au style quelque peu iconoclaste, du moins peu coutumier :

 

" De ma bouche

Grotte obscure

Depuis longtemps sans vie

Coulera la parole

Porteuse de l’espoir "

in ‘’L’Arche à-vau-l’eau’’

 

Après quatre recueils de poèmes, il publia en 1981 l’énigmatique roman L’Exproprié. Écriture cabrée soutenue par un déluge de mots au preste souffle, histoire à la fois une et hachée et, enfin, une langue non conventionnelle interdisant toute somnolence au lecteur. Le professeur Jean Déjeux, spécialiste de la littérature algérienne, avoue que ce n’est pas un roman facile à lire. Il rappelle ce qu’en dit Djaout lui-même : plutôt qu’un roman, L’Exproprié est une somme de réflexions gravées comme des cicatrices. Déjeux note que le texte tourne autour de thèmes précis : le langage, l’identité, l’exil. Le héros est doublement exproprié : d’un espace natal, de sa légende et de ses mots. En cela, Djaout rejoint la grande problématique traitée par beaucoup d’écrivains maghrébins de langue française, la problématique de l’exil dans son acception la plus dramatique- exil intérieur généré par la dualité culturelle, le malaise psychologique et les ruptures brutales au seins de la société - dépassant de loin le sens géographique de l’exil.

Après son premier roman, suivront “Les Chercheurs d’os, une allégorie sur l’Algérie de l’après-Indépendance et le sort réservé aux anciens combattants. “L’invention du désert’’, un retour sur l’histoire médiévale du pays avec ses excès rigoristes ; un tableau qui ne fait pas mystère de certaines références à l’actualité du pays des deux dernières décades du XXe siècle. Le dernier roman publié avant son assassinat. Les vigiles ’(1991), et par lequel il fut lauréat du Prix Méditerranée, est une dénonciation de la bureaucratie prédatrice et castratrice par laquelle est gouverné le pays et de son pendant, l’islamisme. “Le dernier été de la raison” est un roman posthume de Djaout publié en 1999. Il y règne un univers de glaciation liturgique et martiale d’où n’émergent que quelques audacieux intrépides comme le fameux Boualem le libraire, qui donnent l’image de fous esseulés.

"Il y a une sorte de bonheur balzacien de la limpidité et du déchiffrement immédiat du monde, un désir d’ancrage dans le réel et un plaisir de créer des choses tellement transparentes qu’on a l’impression de palper la réalité juste derrière. Mais, il y a aussi un désir plus complexe, plus jouissif et plus douloureux en même temps que plus ambitieux, qui est de restructurer les choses et le monde, avec une architecture plus novatrice, des interrogations plus profondes et une introspection très fouillée. Il y a donc une écriture de la lisibilité et du bonheur et une écriture du déchiffrement complexe", expliquera Djaout (in El Moudjahid du 18 août 1991.  

 

L’enfant est plus sérieux que l’adulte


Nous ne pouvons nous empêcher d’établir une relation avec le personnage Menouar des Vigiles : " L’espace illimité et tutélaire, Menouar l’avait connu dans sa jeunesse même à paître les chèvres, ses moutons et ses ânes.

La seule barrière à son regard était une montagne pelée et ocre qu’il mettait une demi-journée à atteindre ". En s’établissant en ville, près de la capitale, et après les premiers émerveillements, il finira par se sentir " comme un fauve en cage, comme une plante coincée dans le béton. Il se met à éprouver un besoin douloureux de buissons, la nostalgie de voir grandir les poussins et les agneaux, de humer les odeurs fortes de l’étable, des brebis qui ont mis bas… Il rêvait aussi d’un feu de bois, de la terre profonde et moite où macéraient les feuilles mortes".

 

Amar Naït Messaoud

Par yacine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 10:47

Hommage à la mémoire de Tahar Djaout, mon père


Le 26 mai 1993, Tahar Djaout a été victime d’un lâche attentat terroriste. Il succombera à ses blessures le 2 juin 1993 à l’hôpital de Baïnem. Il était journaliste, poète, écrivain et l’un des fondateurs du journal Ruptures. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Solstice barbelé (poèmes), l’Arche à vau-l’eau (poèmes), l’Exproprié (roman), l’Oiseau minéral (poèmes), l’Étreinte du sablier (poèmes), les Rets de l’oiseleur (nouvelles), Chercheurs d’os (roman), l’Invention du désert (roman), les Vigiles (roman) et Dernier Été de la raison (roman). C’était un humaniste modeste, il avait une gentillesse sans limte et il était d’une extraordinaire honnêteté ; il a toujours défendu ses idées car il croyait en une Algérie moderne et démocratique.
Cela fait déjà seize ans que tu nous as quittés à jamais ; en évoquant le souvenir des moments agréables que le temps n’arrivera jamais à effacer. Un jour, alors que tu étais à la maison en train d’écrire, je t’ai demandé ce que tu faisais, tu m’as répondu que tu écrivais un roman, que tu appelleras soit Kenza, soit les Trois frères ; et aussi quand tu nous emmenais à ton travail et tu essayais de nous expliquer le monde de la presse et comment fonctionne un journal et bien d’autres souvenirs. Sois sûr que jamais on n’oubliera les moments qu’on a partagés. Même si tu nous a quittés trop vite et d’une mort violente, ton image restera gravée à jamais dans nos cœurs et nos esprits. Tu resteras pour nous un symbole de courage et de fierté car tu étais l’un des hommes que l’Algérie ne pourra pas remplacer si facilement. Ce qui nous manquera le plus, c’est ton amour, ton affection et la protection d’un père car tu étais notre espoir et notre courage, et c’est vraiment dur sans toi. Mais on est fiers d’avoir un mari et papa qui a défendu ses idées car tu voulais apporter quelque chose de durable pour ton pays. Tu es une grande perte pour l’Algérie et pour la culture ; lire et traduire Tahar Djaout est le meilleur hommage que nous puissions te consacrer. Que ton repos soit aussi doux que fut ton cœur.
Nadia Djaout
Par yacine
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 13:13

 Azeffoun, est la deuxième fenêtre de la wilaya de Tizi-Ouzou sur la méditerranée, au climat ensoleillé doux et tempéré quasiment toute l'année, est idéalement située à 165 km de la capitale Alger et à 65 km du chef lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou.

 

La ville d'Azeffoun n'a plus dans son dictionnaire le mot «sommeil». Édifiée dans une région connue pour la douceur de son climat, la ville dispose de superbes sites historiques comme les ruines romaines et de magnifiques plages réputées sur le territoire national, la plage centre, Sidi Khlifa et des sites rocheux comme Sidi Korchi et Lefnar. Mais la plage "les caroubiers" est une destination prisée de tout estivant cherchant une belle plage avec toutes les infrastructures nécessaires à un séjour en toute quiétude et tranquillité. Car elle séduit et s'abandonne à tous ses prétendants, qui affluent par milliers de tous les horizons, en quête de fraîcheur naturelle.

 Azeffoun dispose d'une auberge de jeunes digne de son nom, des hôtels de grand luxe, des camps de toiles, de cafés, de restaurants dans leurs nouveaux emplacements, pied dans l'eau et donnant sur la plage d'où l'on peut admirer un magnifique coucher de soleil. Voilà pourquoi les habitants d'Azeffoun et les visiteurs aiment se promener au bord de la mer en famille. Certains d'entre eux profitent le soir de l'éclairage de la plage pour disputer des matchs de football.

Durant la nuit, le seul loisir chez les familles et les jeunes, c'est seulement le va-et-vient, similaire à une ruche d'abeilles, sur le long boulevard «front de mer» ou sur l'esplanade du port où des cafés, des restaurants, des salons de glace et des salles de jeux sont installés pour accueillir les vacanciers.

Cette année, L'Assemblée populaire communale a déployé des efforts pour l'aménagement et l'entretien des plages, en plus pour l'animation de la ville. Cette dernière a programmé des soirées artistiques, un festival International du cinéma, nommé festival cinématographique d'Azeffoun et il y aura le passage de la caravane berbère menée par le célèbre chanteur kabyle, en l'occurrence AKLI D.
La saison estivale exige une vigilance accrue et une attention particulière. Durant les deux mois de l'été, juillet et août, Azeffoun accueille des centaines de milliers de touristes. Cette année, le mois de ramadan est attendu pour la fin du mois d'août, il y aura certainement un manque à gagner. Ce sera idem pour les prochaines saisons, où le mois sacré coïncidera avec les périodes de vacances. Devant cette situation, les élus locaux sont appelés à concevoir et élaborer un plan afin de ne pas être pris de court et de tenter de trouver les meilleurs moyens qui permettront de prendre en charge ce manque à gagner.

Yacine SEDDIK

Par yacine - Publié dans : Azeffoun
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus